#poème
Ce qui demeure
Quand tout se brise,
il reste une lumière
sans nom
qui n’éclaire pas les yeux
mais la patience.
Nous avons cru que le temps
était un fleuve,
alors qu’il est un vent :
il ne prend rien,
il déplace.
J’ai vu l’amour marcher pieds nus
sur des ruines encore chaudes,
j’ai vu le chagrin fleurir
comme un arbre têtu
dans la gorge des pierres.
Ne me demande pas
ce que la vie promet,
elle ne promet rien —
elle offre,
parfois,
et c’est déjà immense.
Chaque cœur est une maison
ouverte à la tempête,
mais certaines fenêtres
apprennent à chanter
au lieu de trembler.
Si un jour tu te perds,
souviens-toi :
ce qui fait mal n’est pas l’ombre,
c’est d’oublier
que tu portes le feu.
Et quand tout se tait enfin,
quand même ton nom se fatigue,
il restera cela :
avoir aimé assez fort
pour laisser une trace
dans le silence.
Djamel Metref
At Yenni le 14 Octobre 2026
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