#poème
Entre deux souffles
Je marche dans un monde
qui ne me reconnaît pas.
Le ciel me parle en énigmes,
la terre en cicatrices.
Quelque chose en moi prie
sans dieu,
aime sans refuge,
espère à contre-vent.
J’ai appris que la lumière
ne descend pas du haut :
elle remonte des blessures
qui refusent de se fermer.
Chaque pas est un exil,
chaque silence un seuil.
Je suis fait de ce qui tremble
et de ce qui insiste.
Quand la nuit me traverse,
je ne fuis plus.
Je deviens plus vaste qu’elle,
comme une flamme
qui accepte le vent
pour apprendre sa forme.
Et s’il ne reste rien de moi
que cette fatigue lucide,
qu’on dise au moins ceci :
il a tenu debout
là où tout poussait
à s’agenouiller.
Djamel Metref
At Yenni le 15 Octobre 2026← Tous les poèmes
