Les mots d’un montagnard
#poème
Aimer sans refuge

Aimer sans refuge,
c’est ouvrir les mains
sans savoir si elles seront prises.

C’est avancer nu
dans le territoire de l’autre,
sans carte, 
sans retour assuré,
avec pour seule richesse
ce que l’on ose donner.

Il n’y a pas d’abri ici,
pas de promesse scellée —
seulement la fragilité offerte
comme une vérité vivante.

Aimer sans refuge,
c’est accepter la brûlure
autant que la lumière,
ne pas marchander le risque
contre une illusion de paix.

C’est dire « reste »
en sachant que l’autre peut partir,
et pourtant ne pas retenir,
ne pas fermer les portes
par peur du vide.

Car aimer ainsi,
c’est faire du cœur
un lieu sans murs,
où l’on vient librement —
ou pas.

Et dans cette absence de refuge,
il naît une force étrange :
celle de choisir encore,
malgré l’incertain,
de laisser l’amour exister.

Djamel Metref 
At Yenni le 17 Octobre 2026
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Aimer sans refuge

#poème
Aimer sans refuge

Aimer sans refuge,
c’est ouvrir les mains
sans savoir si elles seront prises.

C’est avancer nu
dans le territoire de l’autre,
sans carte, 
sans retour assuré,
avec pour seule richesse
ce que l’on ose donner.

Il n’y a pas d’abri ici,
pas de promesse scellée —
seulement la fragilité offerte
comme une vérité vivante.

Aimer sans refuge,
c’est accepter la brûlure
autant que la lumière,
ne pas marchander le risque
contre une illusion de paix.

C’est dire « reste »
en sachant que l’autre peut partir,
et pourtant ne pas retenir,
ne pas fermer les portes
par peur du vide.

Car aimer ainsi,
c’est faire du cœur
un lieu sans murs,
où l’on vient librement —
ou pas.

Et dans cette absence de refuge,
il naît une force étrange :
celle de choisir encore,
malgré l’incertain,
de laisser l’amour exister.

Djamel Metref 
At Yenni le 17 Octobre 2026